Depuis Dubrovnik, l’ancienne cité de Raguse, autrefois rivale de Venise, Thalassa vous propose une navigation dans l’Adriatique à la découverte de la Croatie et des Balkans, avec une incursion dans la cité des Doges pour assister une fête maritime spectaculaire dans les canaux vénitiens.
Nous partirons à la rencontre de quelques îles parmi le millier que compte la Croatie : les îles quasi désertes des Kornati, les îles marquées par l’empreinte de Tito et de l’histoire de la Yougoslavie. Ces territoires résonnent encore des conflits récents et de nouvelles frontières bouleversent le quotidien.
Slovénie, le pays qui rêve du grand large
Un reportage de Sophie Bontemps, Patrick Méheult, Michel Magnien
(durée 10 minutes)
Production France Télévisions - Thalassa
C'est une histoire de frontières maritimes dans un petit coin d'Europe, tout au fond de l'Adriatique.
Avec l'effondrement de la Yougoslavie et du mur de Berlin, tout laissait penser que la zone maritime située autrefois sur la ligne de partage entre occident capitaliste et bloc de l'est allait redevenir un simple espace de pêche et de navigation.
Mais c'était sans compter sur les rivalités entre pays et les tensions nationalistes. C'est ce qui se joue au large de la Slovénie, petit pays indépendant depuis 1991.
La Slovénie revendique un tracé de frontières maritimes que la Croatie a jusqu'à ici refusé.
Nous découvrons la baie de Piran, la zone convoitée par les deux pays et ceux qui vivent ici : Fulvia, née avant l'éclatement de l'ex-Yougoslavie et les pêcheurs du port de Piran.
Un reportage de Juliette Lambot et Patrick Méheut (durée 9 minutes)
Production France Télévisions - Thalassa
En 1995, à la fin de la guerre, la Yougoslavie éclate en six pays distincts. Parmi eux : la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. Pour les bosniens, les plages de leur enfance sont devenues des plages "à l'étranger", des plages désormais en Croatie. Un découpage étonnant qui oblige maintenant certains à passer deux postes frontières pour aller prendre un bain et voir la mer.
Un reportage de Yannick Charles et Bas Vandenbranden (13 minutes)
Une Productions Grand Angle Productions et France Télévisions - Thalassa
De la frontière italienne à celle d’Albanie, plusieurs pays se partagent les côtes des Balkans : la Slovénie, la Croatie, le Monténégro et la Bosnie.
A vol d’oiseau, en ligne droite, la Croatie, compte 550 kilomètres de côtes ; mais si l’on suit le millier d’îles qui la parsème, c’est 4000. Décor très méditerranéen, faux airs d’Italie du Nord…, de Split à Korcula, on dirait que chaque port est un musée. Le dépositaire esthétisant d’une histoire plus ancienne que récente. Un sas dans l’histoire mouvementée d’un pays où l’on n’oublie jamais le pavillon national. Le Monténégro empile lui aussi les cartes postales flatteuses. Autour du village de Kotor, tout y est : un vrai fjord des mers du sud. Détaché de la Serbie depuis peu, le Monténégro joue son avenir sur de nouveaux registres. Oubliée aujourd’hui la marine de guerre. La vie civile a repris ses droits. Les séparatistes de tous poils se font plus discrets.
Un reportage de Béatrice Berge et Laurent Devaux (durée 8 minutes)
Production France Télévisions - Thalassa
L'escale est incontournable. Après Naples et Livourne, "La Perle de la Côte Dalmate" est la troisième destination préférée des croisiéristes
en Méditerranée. Ici, le tourisme ne connaît pas la crise. Cette année, deux millions et demi de visiteurs (30% de plus qu'en 2008) ont arpenté les pavés blancs de la Stradun, les Champs-Elysées de Dubrovnik, pour admirer le monastère des Franciscains, le palais du Recteur, la cathédrale de l'Assomption, le palais Sponza et la vue des remparts imprenables !
1300 ans d'histoire dans les pierres de la vieille ville, racontent comment le petit village de pêcheurs de Raguse est devenu une République indépendante, rivale de Venise. Aujourd'hui, elle est la ville star de la Croatie. Revers de la médaille : les Ragusains ne sont plus qu'un millier à avoir les moyens de vivre dans l'enceinte. Et la ville ne leur appartient qu'aux heures où les touristes sont partis.
Un reportage de Juliette Lambot et Patrick Méheut (durée 9 minutes)
Production France Télévisions - Thalassa
C'est le blanc le bleu et le vert qui dominent et s'étalent sur les pentes abruptes de ces îles désertiques. L'archipel des Kornati et ses 147 iles offrent un décor majestueux aux navigateurs de passage...
A deux heures de navigation du continent, il a longtemps été le jardin d'Eden des familles de la côte. Aujourd'hui il reste sur ces iles une poignée d'habitants et quelques passionnés qui ne peuvent plus vivre ailleurs et des touristes conquis par cet endroit extraordinaire.
Un reportage d’Anne Gouraud et Laurent Devaux (durée 13 minutes)
Production France Télévisions - Thalassa
C’est le rendez vous annuel incontournable de tous les Vénitiens : le troisième samedi de juillet, le bassin de Saint Marc est envahi par des centaines de bateaux. A bord, ça danse, ça rit, ça boit aussi (en dépit d’une loi que tout le monde s’applique à ne pas respecter), bref, c’est une fête dont seule Venise a le secret, et qui s’achève par un feu d’artifice grandiose.
A l’origine, la fête du rédempteur célébrait la fin de l’épidémie de peste au 16ème siècle. La ville portuaire a toujours été victime de son ouverture au monde extérieur, et notamment de ses bateaux porteurs de peste et de choléra. Désormais, ce sont des charters de touristes qui déferlent sur la ville.
Un « fléau » inoffensif qui n’est pas du goût de tout le monde : Michela est l’une de ces habitantes qui déplore que Venise soit une ville-musée. Bepi, lui, a dû déménager de Venise et s’installer sur la terre ferme à cause de l’inflation immobilière. Quant à David, pompier de Venise, les touristes ne le dérangent pas : il est fier au contraire d’être photographié et applaudi lorsque le bateau de sa caserne sort sur les canaux pour une intervention. Michela, Bepi, David : trois portraits de vénitiens aux vies radicalement différentes, mais qui ont comme point commun la fête du rédempteur, à laquelle ils assistent chaque année, chacun à sa façon.
Un reportage de Juliette Lambot et Patrick Méheut (durée 9 minutes)
Production France Télévisions - Thalassa
Les Iles de Brijuni sont merveilleuses et insolites. Elles ont été interdites au public pendant près de 30 ans. L'homme à l'origine de leur statut spécial, c'est le Maréchal Tito. Il a fait de cet archipel sa résidence secondaire et la vitrine de sa politique internationale dans le monde entier. Tito, un des leaders du mouvement des pays non alignés a conquis le monde à l'époque en tournant le dos à Moscou. Ecrivains, artistes, diplomates chefs d'état... ses invités étaient reçus comme des princes.
Mais sur l'ile de Goli Otok, au même moment, c'est une autre histoire qui se murmure... Celle des prisonniers politiques soupçonnés d'alliance avec le régime de Staline.












